Les 4 types d’innovation incontournables !

Découvrez 4 types d’innovation incontournables !

Découvrez 4 types d’innovation incontournables !

 

Il existe différentes façons d’innover. Chacune d’entre elles impliquant une stratégie commerciale différente.

Cet article présente les 4 principaux types d’innovation ainsi que certains aspects commerciaux fondamentaux.

 

L’innovation incrémentale

On peut choisir d’améliorer un produit ou un service déjà présent sur un marché mature en optimisant ses performances ou son utilisation. Il s’agira alors d’une innovation incrémentale ou continue. Les modifications se font graduellement et résultent généralement d’une innovation technologique.

Golf

Le meilleur exemple est sans doute celui des voitures. Prenons la mythique Golf de chez Volkswagen. En 2013, année de sortie de la Golf VII, 500 000 exemplaires se sont vendus.

Cette réussite ne fait que confirmer le succès que connaît ce modèle depuis son lancement en 1974. En 40 ans de carrière, ce sont plus de 30 millions d’exemplaires qui se sont écoulés.

 

L’innovation adjacente

Deux cas de figure sont possibles quand on parle d’innovation adjacente suivant qu’elle concerne le produit ou le marché.

La société intègre un produit ou une technologie déjà existante et provenant d’un autre marché à son produit tout en restant sur le même marché. On dit que c’est une innovation adjacente de produit.

En restant dans son domaine de compétences, l’entreprise lance un produit déjà existant mais en lui attribuant un nouvel usage, ce qui permet la création d’un nouveau marché. On parle alors d’innovation adjacente de marché.

post it 3MCitons l’exemple du post-it de la société 3M (Minnesota Mining Manufacturing).

Nous sommes en 1974, dans le Minnesota, où est implantée la société. Un employé de cette entreprise, qui fait partie de la chorale de l’église locale, est en train de chanter. Il convient de préciser qu’il est chercheur au sein du département R&D. Pour marquer les pages de son livret de psaumes, il utilise de petits morceaux de papier.

Très agacé de voir ses marque-pages tomber sans cesse, il se souvient soudain, qu’un de ses collègues de travail a découvert une colle à faible pouvoir adhésif qui suffit néanmoins à coller un morceau de papier. Ainsi, on peut le coller et le décoller à volonté, sans laisser de traces.

Voilà comment la découverte d’une colle « défectueuse » a servi à créer le célèbre post-it.

 

L’innovation de rupture

L’innovation de rupture ou disruptive consiste à proposer un produit ou un service déjà existant à un coût inférieur et bénéficiant d’une utilisation simplifiée (comportant moins de fonctionnalités ou de qualité moindre). L’objectif est ici de « démocratiser » le produit ou service pour le rendre accessible au plus grand nombre en termes de coût et d’usage. Elle n’implique pas forcément une innovation technologique.

L’innovation de rupture vient déstabiliser la concurrence et l’oblige à s’adapter en l’imitant. Elle bouleverse le marché et fait de son initiateur, la référence à suivre.

Bowl-2

A l’instar de Free mobile qui, en 2012, débarque sur le marché français de la téléphonie avec des offres défiant toute concurrence, notamment un forfait illimité pour 20€ grâce à une couverture réseau moindre.

Cette innovation a déstabilisé ses concurrents, SFR et Bouygues, qui connaissaient déjà des difficultés financières. C’est le début de la guerre des prix. Les opérateurs Orange, Bouygues et SFR contre-attaquent en lançant des marques low-cost, respectivement Sosh, B&YOU et Red.

L’arrivée de Free sur ce marché a, en deux ans, fait baisser, la moyenne des tarifs de 30%.

 

L’innovation radicale

Enfin, nous terminerons avec l’innovation radicale qui, comme son nom l’indique, consiste à commercialiser un tout nouveau produit et crée un nouveau marché qui ne répond à aucune problématique existante.

Télévision 1933

Prenons le cas du téléviseur. Quelques rappels historiques permettront d’illustrer les étapes de la création du nouveau marché.

Ce n’est qu’après-guerre, avec la production en série, que le téléviseur fait son apparition. Toutefois, en raison d’un prix élevé (deux mois de salaires d’un ouvrier en 1960), il demeure un objet rare qui n’équipe que 10% des foyers en 1959 avec 1 million de postes vendus.

Aujourd’hui, le téléviseur est devenu un objet courant et il a permis la création et le développement d’un des principaux médias de ce monde : la télévision !

 

Le processus innovateur : dialectique interne/externe

Pancartes-innovationL’innovation résulte de la combinaison et de l’interaction de ces deux composantes.

Les composantes internes sont les connaissances spécifiques de l’entreprise : son savoir-faire, ses capacités de R&D, et bien sûr les impératifs liés à sa structure.

Il faudra veiller à ce que le profil de la société permette de répondre aux exigences et pré-requis du type d’innovation choisi.

 

Par exemple, pour les innovations adjacentes qui nécessitent un processus à la fois créateur et destructeur (de nouveaux produits/marchés viennent remplacer les anciens), la structure d’entreprise la plus pertinente sera l’organisation fonctionnelle.

Quant aux composantes externes, elles comprennent les éléments qui contribuent à déclencher l’innovation depuis l’extérieur de l’entreprise : clients, fournisseurs, consultants au travers de plates-formes d’innovation, Fab Lab, open innovation

Résultat : les cas de figure sont nombreux mais ils ont tous le même objectif : innover.

 

Quand « inventer » rime avec « exister »

De nos jours, impossible de survivre sans innover. Mais encore faut-il accepter de prendre des risques. Si on ne provoque pas le changement, on finit par le subir.

nokia-symbian

Et c’est exactement ce qui s’est passé pour Nokia. Début 2007, Nokia pèse plus de 100 milliards d’euros en Bourse, le fabricant finlandais produit un million de téléphones portables par jour et ses parts de marché atteignent 40%.

Pourtant, à deux reprises, la société n’a pas su réagir de façon adéquate et la machine si bien huilée, a fini par se gripper.

Première bévue : en juin 2007, lancement de l’iPhone par Apple qui redéfinit les règles du jeu de la téléphonie mobile. Nokia mettra trois ans pour réagir laissant ainsi aux produits concurrents, l’iPhone et le BlackBerry, le temps de s’implanter tranquillement.

Second pataquès : lors de l’introduction par Google de sa plate forme logicielle mobile Android. Ce système d’exploitation résolument moderne, élégant et gratuit, est rapidement adopté par la plupart des fabricants. Il leur permet de disposer d’une plate forme logicielle moderne et donc d’introduire des téléphones proches de l’iPhone sans pour autant disposer de gros moyen. Mais Nokia s’entête à travailler sur son propre système d’exploitation, Symbian, qui, rapidement, deviendra obsolète.

 

Dans son livre The Innovator’s Dilemma: The Revolutionary Book That Will Change the Way You Do Business, Clayton Christensen expose les raisons qui poussent certaines entreprises à se laisser aveugler par des innovations incrémentales ou encore la façon dont elles sont marginalisées après une tentative d’innovation radicale mal gérée.

 

Innover certes, mais comment ?

S’il est primordial de renouveler son offre en permanence, il ne s’agit pas pour autant de faire n’importe quoi. Il n’existe pas de recette miracle mais certaines lignes directrices ont pu être dégagées afin de minimiser les risques.

Voici un petit résumé visuel de ces principes :

On parle ici de design thinking. Sous cette appellation se cache un processus de co-créativité impliquant à la fois l’entreprise et l’utilisateur final. Il repose sur 3 étapes.

La première consiste à générer des idées dont la valeur est, d’emblée, reconnue par le client.

Comment ?

En allant observer directement les habitudes des consommateurs.

A l’instar du groupe Danone qui a identifié la tendance des consommateurs à s’orienter vers le bien-être et la santé, tendance à laquelle il a répondu en lançant Actimel.

Puis, les idées les plus prometteuses sont validées grâce à des tests consommateurs solides.

Enfin, on veillera à suivre consciencieusement le projet tout au long de sa réalisation et tout particulièrement à bien le soutenir au moment de la commercialisation. Il faudra parfois faire preuve d’une grande ténacité. Danone a mit 5 ans à ancrer son concept Actimel sur le marché. Aujourd’hui ce sont 7,2 millions de bouteilles qui sont bues chaque jour dans plus de 30 pays.

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